FR | EN | NL

Mémorial 1815

 

Chronologie

12 juin : départ de Napoléon de Paris. 
14 juin : Napoléon a reformé son armée à une vitesse prodigieuse : 128 000 hommes sont massés à la frontière du royaume des Pays-Bas, dans la région de Beaumont.
15 juin : passage de la Sambre. L’Empereur est à Charleroi. 
16 juin : deux batailles sont livrées : une partie de l’armée française, commandée par Napoléon en personne, bat les Prussiens sur le champ de bataille de Ligny (village situé à 15 km au nord-est de Charleroi) alors qu’une autre faction des forces impériales, sous les ordres du maréchal Ney, rencontre aux Quatre-Bras l’armée du duc de Wellington mais ne peut s’emparer du carrefour, malgré de nombreuses tentatives.
17 juin : le maréchal Blücher a promis à son allié britannique de se replier sur Wavre. Le duc de Wellington décide alors d’accepter la bataille sur le plateau de Mont-Saint-Jean. Aussi, par une pluie battante qui succède à l’intolérable chaleur des jours précédents, les forces britanniques et hollando-belges se replient en bon ordre sur la position choisie.
18 juin : bataille de Waterloo  

  • 11h30 Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.
  • 12h30 Préparation de l’artillerie française : 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.
  • 13h30 Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17 000 fantassins du 1er corps français de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salves et repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes du général Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la lourde cavalerie britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.
  • 15h La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo.
  • 16h Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié (emplacement actuel de la Butte du Lion entre la Haie-Sainte et Hougoumont). Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10 000 cavaliers sur un front de moins de 10 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête. 
  • 17h Le IVe Corps de Büllow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se bat au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.
  • 18h30  La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blücher arrive pour l’y relever.
  • 19h30 Napoléon connait la stratégie de Wellington et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre car Wellington a appelé toutes ses réserves et repousse la Garde impériale.
  • 20h Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blücher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.
  • 21h Les Français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blücher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. À la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12 000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard.

[Extrait du Dictionnaire de la bataille de Waterloo par Jean H. Frings (Braine-l’Alleud, Les Guides 1815, 1995)]

Informations pratiques

LE MEMORIAL 1815

Visite Virtuelle